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Playlist du mardi spéciale gros bourrins

Aujourd’hui, place aux gens pas contents, aux producteurs techno qui ont fait de la violence primaire leur fond de commerce. Tous les week-ends, ils terrorisent les clubs avec leur son froid, brut et souvent mental. Cette bande-son leur rend hommage.

Commençons par une évidence : si un label peut afficher sans problème le statut d’ambassadeur de la techno vrillée, c’est sûrement In Paradisum. Crée de toutes pièces par le bouillonnant cerveau de Mondkopf, ce label porte les ambitions de plusieurs producteurs parmi lesquels Perc, mais aussi Qoso, artiste français qu’on a découvert grâce à « Jura », sorti en janvier.

Démon toujours, Len Faki (photo) occupe une place de choix dans les tréfonds de notre mémoire. Son set au Nordik Impakt, en 2010, a été un déluge de violence. Ou comment faire passer Aphex Twin, qui jouait juste avant, pour un nigaud de boy-scout pas très à l’aise dans ses mocassins. Et l’on ne vous parle pas de sa clôture du Weather Festival, l’année passée (une boucherie sans nom).

Egalement originaires de Berlin, les Modeselektor ne répandent habituellement pas la terreur, surtout quand ils s’entourent du garnement Apparat pour évoluer dans un registre plus pop. Mais avant, les deux vilains singes ont aussi franchi les barrières du BPM, notamment avec The Black Block, sur leur disque « Happy Birthday ». Pan.

Moins (re)connu (mais on en veut encore !) : Le Français Roman Poncet délivre en mai 2013 sa vision de la route de la douleur, morceau techno sans concession. Route of Pain sort sur le label Figure de la bête Len Faki et est déjà un classique d’oubli de soi dans la danse effrénée.

Une autre idée de la rave s’est révélée dans le 3ème album de l’Italien Dusty Kid nommé « III » qu’il avait partagé en septembre à ses fans pour fêter ses dix ans de carrière. Une véritable odyssée de la techno qui trouve toute sa noirceur dans le titre Doom.

Star de la techno qui fait vibrer la tôle : l’Allemand Chris Liebing n’a pas non plus son pareil pour retourner un dancefloor qui n’aura que peu de chances de se calmer pendant sa venue. Des tracks qui rendent fous, où l’on se sent dans l’urgence et pendant lesquels la seule issue est d’agiter frénétiquement les bras, les jambes en cognant l’air ambiant.

On aurait pu vous amener la clique d’Ostgut Ton. C’est sûr que les Luke Slater, Marcel Fengler et autre Dettmann and Klock auraient leur mot à dire. Mais, on vous l’a assez dit non ? Si.

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