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Patrick Watson, la classe en t-shirt / casquette

C’était beau à en pleurer, Patrick Watson et l’Orchestre National d’Ile de France à la Salle Pleyel. Une prestation unique en tous points que s’est offert le Days Off Festival dimanche dernier. La variation orchestrale des morceaux du mélodiste canadien touchait au sublime. La finesse de ses compositions délicatement ouvragées a trouvé une nouvelle ampleur à travers les cuivres, les cordes et autres scies musicales.

La charmante Lisa Hannigan, seule avec sa guitare et sa mandoline, ouvre le bal. Mais pas besoin d’artifices pour soutenir la voix claire et pure de la chanteuse irlandaise qui se suffit à elle même. C’est d’ailleurs lorsqu’elle abandonne sa guitare pour fredonner, a capella, la berceuse que lui chantait sa grand-mère, que la salle se laisse attendrir. Mais il a fallu attendre l’apparition des quatre-vingt quinze membres de l’orchestre, pour véritablement sortir la salle Pleyel de sa torpeur.

Patrick Watson fait son entrée sans paillettes, en t-shirt, avec son éternelle casquette vissée sur le crâne. Look de roadie, mais esprit de génie que celui du canadien. L’orchestre symphonique ?  Il le supervise avec pudeur : “désolé de vous faire jouer la même note pendant dix mesures” s’excuse-t-il, gêné, auprès des musiciens – nous, on le remercierait mille fois. D’abord pour sa voix, qui résonne et subjugue. Avec ou sans orchestre, Patrick Watson et ses Wooden Arms (le groupe qui l’accompagne) s’offrent à Pleyel dans l’intimité du showcase. Le temps d’un morceau, les membres du groupe s’agglutinent autour d’un micro, seulement armés d’une guitare, d’une clarinette et de leurs voix… à la Moriarty.

Au milieu du spectacle, les doigts des vigiles pointent dans notre direction.  Patrick descend de scène pour apparaître à côté de nos sièges capitonnés et chanter avec nous, “just me, the fish and the sea” de Man Under The Sea. Dans le public, des yeux de merlans fris, et des bouches qui susurrent les paroles.

Au premier rappel, les premières notes de piano de To build a home (morceau de Cinematic Orchestra) retentissent. L’orchestre entame ensuite un crescendo à peine retenu. Nous voici aux portes du paradis. « Close To Paradise », c’est justement le nom du deuxième album de Patrick Watson. Une longue ovation et Patrick craque pour un deuxième et ultime rappel. S’il en avait encore besoin, il nous prouve sa réputation de “canadien tout dévoué à son art”. Celui de nous envoyer dans les nuages.

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