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Miossec/Tiersen se resservent une tournée…

Des mois que l’on entendait parler de ça, donc, des mois que l’on attendait ça…

Des mois que l’on entendait parler de ça, donc, des mois que l’on attendait ça… On avait quitté les deux Bretons au petit matin, sur le seuil d’un troquet de la région, partant d’un pas mal assuré vers on ne sait où…

Nous les avons retrouvés tous les deux sur scène, heureux d’être là, tels deux amis d’enfance, presque deux frères tant la ressemblance physique est amusante et l’entente semble parfaite. Il était sans doute impossible qu’ils ne se réunissent pas un jour pour « tenter«  quelque chose ensemble.

L’idée avait dû, plus d’une fois, germer dans leurs esprits. Nul doute qu’ils l’avaient déjà évoquée, lors de soirées communes, accoudés au comptoir… Mais l’idée avait dû s’envoler, à chaque fois, avec le lever du jour…

Il y a quelques jours, leur navire a donc largué les amarres et quitté le port de Brest pour enchaîner une dizaine de dates dans l’Hexagone. Sur scène, la sobriété est de mise, tous de noir vêtus, tous alignés – même le batteur -, personne n’est mis en avant malgré les deux noms imposants présents sur l’affiche. A défaut d’être un « duo », il s’agit simplement d’une collaboration – réussie – dans laquelle Tiersen met son talent au service d’un chanteur, Miossec. Ce dernier s’est occupé des textes tandis que le premier a travaillé l’instrumental.

Miossec s’excuse de chanter des chansons inconnues du public et déplore le manque de maturité du spectacle. L’ambiance se veut « électrique », la part belle est donnée aux guitares. Depuis quelque temps, Tiersen bascule vers le rock et apprivoise donc cet instrument. Un Tiersen à l’allure adolescente qui semble rajeunir au fil du temps. Nous avons donc du mal à reconnaître le diplômé du conservatoire de Rennes, même si, lorsqu’il se met au piano sur certains morceaux, la donne est différente : on retrouve alors le Tiersen que l’on connaît, celui qui maîtrise parfaitement son sujet et les morceaux prennent, dès lors, une autre dimension.

Les paroles de Miossec ont pour thèmes les sentiments, la rupture (« j’aurais tant aimé ne jamais t’avoir rencontrée »), elles parlent bien sûr de la mer, d’écume, de ports et de bateaux.

En cette période de grève, un morceau répond parfaitement à l’actualité : « donner sa vie, à qui ?, à quoi ?, et pour quel patronat ?, pour quel résultat ? »

A notre agréable surprise Gaëlle Kerrien du groupe brestois Beth, qui sévit il y a quelques années, vient prêter sa voix sur quelques morceaux dont « La rade », chantée à trois voix ou encore seule avec Tiersen sur « Fuck me ». Miossec martyrisera plus tard sa guitare et son ampli sur l’instrumental « La perceuse ».

Les deux têtes d’affiche de ce soir terminent seules en scène en reprenant « Je m’en vais » de Miossec et nous quittent, heureux comme deux adolescents ayant donné leur premier concert.

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2 commentaires

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Nikko 07.02.2009

Collaboration impressionnante
avec Gaëlle, qui sera du service pour la prochaine tournée américaine de Tiersen en Mai, voire plus encore.
une belle claque dans ce rugueux hiver.

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Syl Vicious 06.02.2009

Mais pourquoi le réalisateur de X-Men n’a-t-il pas pensé à Miossec pour jouer Wolverine ? Plus sérieusement, l’association de mal-fêteurs à de la gueule avec le Tiersen… paraît que tout est bon dans l’Breton :D

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