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La musique pour enfants existe-t-elle encore ?

Au 1er janvier 2020, près de 18 % de la population française avait moins de 15 ans. Autant de petites paires d’oreilles prêtes à écouter, à aimer, à détester, à s’émouvoir, autant de futur·e·s fans, de pogoteurs en herbe, de festivalières en soquettes. Du haut de nos (quelques) années en plus, on s’est demandé ce qu’écoutaient aujourd’hui les 6-12 ans, et on a eu le sentiment que ces gamins, très vite, très tôt, ne l’étaient déjà plus tant que ça, streamaient comme des pros et passaient sans transition d’Henri Dès et Anne Sylvestre à Angèle et Soprano. Mais alors, et la chanson jeunesse ? A-t-elle encore un avenir ?

Non, vraiment. C’est pas juste qu’on est des vieux cons. Les choses ont changé. A l’âge où on regardait le Club Dorothée, où on chantait innocemment les génériques de nos dessins animés préférés et où même, disons-le fièrement, on faisait la choré de Pandi-Panda, nos enfants réclament maintenant de la pop et du rap.

Les faits sont là

Isabelle Moisan, Responsable des Productions Mary-Josée (« PMJ »), maison de production, entre autres d’Henri Dès en France, fait un constat clair. « La tranche d’âge qui écoute du répertoire « enfant » a baissé. Le cœur de cible dans les années 90 était de 6/7 ans, aujourd’hui c’est plutôt 3/5 ans. » Et en effet. Qu’on regarde la tête du classement des personnalités préférées des lecteurs du Journal de Mickey, les suggestions de la Fnac à l’adresse des 9-12 ans ou les playlists Spotify Kids, les tauliers s’appellent Louane, Black M, Angèle, Soprano, Vianney, Maître Gims, Justin Bieber ou Ed Sheeran. Une tendance qui nous est confirmée par Emmanuelle, 11 ans. Elle a vécu sa meilleure vie ces derniers mois au son de Dance Monkey, Angèle, Imagine Dragons, Cœur de Pirate et carrément Xxx Tentacion et Billie Eilish. Quant à Ethan, 7 ans, il nous a parlé de Soprano, d’Ofenbach et des Enfoirés.

Christelle, institutrice CE1/CE2 dans la Marne, a également remarqué une évolution. « Les enfants, dès le CP (et même avant) connaissent et écoutent de la pop dite pour ados voire de la musique pour adultes. Et, excepté à l’école et au sein de certaines familles, je n’ai pas l’impression que les enfants écoutent encore des chansons spécialement composées pour eux. A part évidemment les chansons Disney qui ont toujours la cote. ». Son collègue Julien, directeur d’école et instituteur CE2/CM1, va même un peu plus loin. « On retrouve ce phénomène de précocité dans les vêtements, les coupes de cheveux, le style en général, les jeux vidéos, les films qu’ils regardent, etc. C’est un phénomène global en fait. La musique en est juste une partie. »

Donc on en est là. Bien que pas particulièrement, voire pas du tout, destinés à un auditoire aussi jeune, les répertoires pop et urbain dominent assez largement les goûts des 6-12 ans. Mais pourquoi ? Est-ce qu’on ne leur proposerait rien d’autre ?

Mon enfant est une personne

Très clairement, la chanson jeunesse existe. Alors on ne va pas se raconter d’histoires, tout ne se vaut pas. Si vous voulez du gnan-gnan, du bêbête, des arrangements au Bontempi, des voix criardes, allez-y, passez devant, y a du matos. Mais avait-on réellement besoin de René la Taupe ? Fallait-il à tout prix que les Kids United reprennent Michel Sardou (et accessoirement, fallait-il Michel Sardou tout court, mais c’est pas le sujet) ?

« On ne se censure pas. On raconte aussi l’histoire de la petite fille en Asie qui travaille à la chaîne », Louis Chedid

Pascal Parisot, auteur-compositeur-interprète s’étant tourné, après un début de carrière « traditionnel », vers la chanson pour enfants, refuse de les considérer comme une audience de seconde catégorie. « Il y a beaucoup de chanteurs qui se sont dirigés vers le répertoire jeune public après avoir échoué dans la chanson pour les grands. Comme s’il était plus facile d’écrire pour les enfants que pour les adultes. C’est faux, j’en sais quelque chose. » Pour aider les parents à chasser le Malin des oreilles de leurs gamins, des projets ambitieux, loin de traiter les enfants comme un public facile, les tirent au contraire vers le haut, n’éludant aucun sujet et attirant même des adultes soulagés de pouvoir enfin, eux aussi, chanter avec la chair de leur chair sans une grosse dose de Prozac.

Parmi les valeurs sûres, les Enfantillages d’Aldebert. Trois albums, un album de Noël et une édition spéciale pour fêter les 10 ans du projet, réunissant depuis 2008 la face émergée de la variété francophone (Benabar, Louis Chedid, Archimède, Mathias Malzieu, Gaetan Roussel, Tété, Grand Corps Malade, Brigitte et bien d’autres) autour de textes poétiques, tantôt joyeux, tantôt plus graves, sans tabou ni vulgarité. Son public fidèle et familial n’est pas le fruit du hasard. « Ce qui m’intéresse c’est de décloisonner ce côté « jeune public » en invitant les parents, en leur adressant aussi des petits clins d’œil avec du second degré dans les chansons. Enfantillages a trouvé sa place parce que justement il connectait les générations. »

Autre genre multi-générationnel, le conte musical. Emilie Jolie, le spectacle fondateur créé par Philippe Chatel en 1979, avec les voix de, excusez du peu, Henri Salvador, Julien Clerc, Françoise Hardy ou Georges Brassens, figure toujours parmi les meilleures ventes du secteur jeunesse. En 2006, Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud prennent la relève et créent Le Soldat Rose, dont tant le disque que le spectacle seront des triomphes. Oui, 500.000 albums et DVD vendus, plus de 100.000 spectateurs rien que pour la tournée d’origine, pour un projet estampillé « jeunesse », pardon mais c’est un carton. Louis Chedid nous a raconté cette expérience à part dans sa carrière. « J’avais envie de faire un truc « pour les enfants et ceux qui le sont restés » comme disait le slogan, un truc qui soit compatible avec toutes les générations, comme Tintin, de 7 à 77 ans. On ne s’est pas censurés du tout. On a raconté l’histoire de la petite fille en Asie qui travaille à la chaîne. »

Même son de cloche chez Timothée de Fombelle, écrivain jeunesse et auteur de Georgia, tous mes rêves chantent, conte musical paru en 2016. « Le fait d’avoir un lecteur ou un auditeur enfant ne fait qu’affûter mes armes, mais qui sont pour moi la moindre des politesses, la clarté par exemple, d’être compris, d’accrocher son lecteur. C’est vrai qu’il faut encore plus le faire avec un jeune lecteur, un peu plus volatile, volage, qui a mille raisons de ne pas vous suivre. Mais ce besoin de clarté dans le vocabulaire ou dans la syntaxe n’exclut pas la complexité, d’aller dans la profondeur des sentiments. » Albin de la Simone, réalisateur de l’album, était musicalement sur la même longueur d’ondes. « Une des règles qu’on s’était fixé tant dans la composition des chansons que la forme qu’on voulait donner à ce disque, c’était : rien de spécialement adapté aux enfants, on voulait faire la musique comme on aime l’écouter, pas la rendre plus enfantine. » Considérer l’enfant comme une personne à part entière et toucher toute la famille sembleraient donc être les clés du succès.

« J’ai jamais fait de prime time à la télévision, ça ne m’empêche pas d’avoir fait 93 Olympia et tous les Zénith de France », Henri Dès

Julien, notre instituteur préféré, a aussi tenu à rappeler que certaines chansons permettaient d’aborder avec les enfants des thèmes citoyens. « Il y a de plus en plus de chansons pour enfants qui sont « engagées », notamment sur le développement durable et l’écologie, sur le racisme et les différences… J’ai en tête Les Ogres de Barback, un très bon groupe pour adultes, qui réalise des albums pour les enfants avec des textes qui peuvent être repris en classe afin d’échanger autour d’un sujet en éducation morale et civique, accompagnés de mélodies travaillées et d’une belle gamme d’instruments.»

Alors si la production jeunesse elle-même n’est pas en cause, et apparaît même, paradoxalement, bien plus riche et diverse que lorsqu’on était enfants, pourquoi la chanson pour ados leur a-t-elle grillé la priorité ?

Visibilité, visibilité chérie

Une réponse est peut-être à chercher du côté de la médiatisation des artistes jeunesse. Et pas besoin de chercher longtemps. Elle n’existe pas. On a voulu compter les passages télé ou radio d’Aldebert ou de Pascal Parisot, autant vous dire tout de suite qu’on a eu largement assez de doigts.

Les médias généralistes craignent-ils qu’une programmation jeunesse fasse fuir leur auditoire ? Les artistes semblent le penser, mais ils en prennent leur parti, sans victimisation. Malgré tout, pour eux, ça marche plutôt bien. Leur public, fidélisé par la scène, les suit aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Le Dieu Henri Dès (notre papa à tous·tes) se fiche un peu d’être ainsi snobé « Ça ne m’a jamais énervé. J’ai devant moi des salles bourrées de monde. J’ai jamais fait de prime time à la télévision, ça ne m’empêche pas d’avoir fait 93 Olympia et tous les Zénith de France. Je donne une chanson tous les jours en Facebook Live et ça fait un carton. »

Même fatalisme joyeux chez Aldebert. « J’ai développé l’univers par la scène, c’est vraiment le cœur du métier. Au début j’ai bénéficié du bouche-à-oreilles, c’est-à-dire des parents qui en ont parlé à leurs potes, et on est passés de toutes petites salles avec Enfantillages 1 à remplir des Zénith avec Enfantillages 3 ». Pendant la durée du confinement, il a proposé sur les réseaux une mini-série intitulée Le tour de la maison, dont certains épisodes frôlaient le million de vues. Pas mal pour un artiste que vous ne verrez sans doute jamais chez Nikos Aliagas.

Les 6-12 ans ou la population invisible

Mais il n’y a pas que la couverture médiatique qui pêche. On aurait voulu vous abreuver de chiffres, faire pleuvoir les statistiques sur la consommation musicale des 6-12 ans. Vous auriez tellement kiffé. Et ben nada. Chou blanc chez les instituts de sondage (les labels jeunesse n’ayant, de leur propre aveu, pas les moyens de commander ce genre d’étude), aucun chiffre disponible chez les majors, rien non plus sur le très officiel site du Ministère de la Culture (où avant 15 ans, manifestement, on n’existe pas), aucun Observatoire National. Pas de Victoire de la Musique jeunesse.

« Mes lecteurs aiment que les héros aient 3 ans de plus qu’eux, ils piquent les livres de leurs grands frères et sœurs, ils sont comme ces jeunes arbres qui cherchent la lumière », Timothée de Fombelle

Et le spectacle vivant n’est pas épargné. Bernadette Bombardieri, Directrice adjointe du service Musique et Spectacle Vivant – Direction de l’Action Culturelle de la SACEM, insiste sur la vigueur du secteur. « C’est un espace de création foisonnant et essentiel à la vitalité culturelle et qui mérite d’être défendu et représenté à la hauteur de ses ambitions et de ses bienfaits. » Grâce aux programmes d’aide du pôle Jeune Public de la SACEM c’est une quarantaine d’œuvres qui voit ainsi le jour chaque année. Malgré tout, Eric Fagnot, membre du Réseau Ramdam (réseau national musiques et jeune public), nous a confié regretter l’isolement des acteurs jeunesse au sein même du secteur culturel, et déplore que ce public spécifique ne soit pas considéré en tant que tel.

On a donc des salles pleines, des gens de bonne volonté qui se démènent pour faire exister le secteur, des réseaux sociaux qui frémissent de plaisir. Et pourtant.

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Louis Chedid, par Audoin Desforges

« On n’est pas des bébés »

On l’a tous·tes vécu. Entre 6 et 12 ans, on veut être adulte. Ou au minimum, ado. On ne veut plus qu’on nous traite comme des enfants. On veut de la liberté, de l’indépendance. Et forcément, ça passe par affirmer des goûts « de grands ».

Timothée de Fombelle a souvent observé ce phénomène, et l’a dit bien plus joliment que nous. « Je le remarque quand je rencontre mes lecteurs, c’est comme s’ils se mettaient sur la pointe des pieds dans ce qu’ils lisent, ils aiment que les héros aient 3 ans de plus qu’eux, ils aiment piquer les livres de leurs grands frères et leurs grandes sœurs, ils écoutent ce qu’écoutent les CM1 quand ils sont en CE1, ils sont comme ces jeunes arbres qui cherchent la lumière, qui cherchent au-dessus, la trouée, la percée, une impatience de grandir, il y a quelque chose de naturel là-dedans. »

Le numérique, cette « génération Z » est née avec. Là où notre génération ne disposait que de la télé (avec un nombre de chaînes limité) et de la radio, de nos jours le choix est infini et ce dès le plus jeune âge : multiplication des écrans (télé, tablette, ordinateur, téléphone), et énorme autonomie de navigation des gamins malgré les efforts des parents et du réseau lui-même.

Une étude Ipsos indique que 18 % des 7-12 ans ont un smartphone, 34 % une tablette. Et en matière de musique, Internet joue un rôle central, si ce n’est le premier, dans leur façon tant de découvrir que de consommer de la musique. C’est valable aussi pour les adultes, sans doute, mais dans une moindre mesure. Si les trentenaires redécouvrent depuis quelques années le plaisir un peu suranné de flâner chez les disquaires, les enfants d’aujourd’hui consomment dématérialisé, rapide, facile. Certains chinent, d’autres cliquent ?

Ethan et Emmanuelle, sans hésiter une seconde, citent comme sources de leurs écoutes YouTube et les applications sur les smartphones des parents. Et qu’est-ce qui est ciblé pour eux sur les plus gros fournisseurs de streaming ? Des artistes pop, des artistes rap. Sans être ultra spécialistes, il n’est pas très sorcier de se douter que les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) n’ont pas trop innocemment bidouillé leurs petits algorithmes pour que, tout gamin que tu sois, tu tombes plus facilement, au hasard, sur Kendji Girac, chanteur bankable et estampillé TF1, que sur Little Village, le label jeunesse d’Harmonia Mundi. Oui, on exagère, on sait, c’est fait exprès.

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Henri Dès, par Laura Gilli

Prendre un enfant par la main

L’entourage a une importance capitale dans l’éveil musical des enfants. Emmanuelle nous a dit puiser beaucoup de ses inspirations d’écoutes dans les habitudes de son grand frère de 14 ans, avec qui elle a commencé à faire des découvertes musicales dès le CP. Les parents aussi, évidemment, sont en première ligne. Leurs propres goûts et modes de consommation, mais aussi leur attachement à les transmettre vont façonner, au moins en partie, les mélomanes que leurs enfants deviendront. De nos enfances diverses et variées, de nos parcours qui le sont tout autant, nous gardons en mémoire, selon les cas, les samedis soirs devant Michel Drucker, les K7 audio de Brassens dans la voiture, sur la route des vacances, les vinyles des Beatles qu’un père écoutait religieusement à même la moquette du salon. Comme des petits bouts de notre héritage.

Et si l’on parle transmission, impossible de passer sous silence le rôle essentiel des enseignant·es. Pour une partie des enfants, l’école est le premier voire le seul lieu où ils disposent d’un accès à la culture. Propositions variées, pratique ludique du chant et de la musique, interactions entre élèves, promotion constante d’une certaine ouverture d’esprit, voilà ce que l’école leur offre. Christelle s’investit beaucoup : « J’assure une partie « écoutes musicales », le but étant de faire découvrir aux élèves différents genres musicaux (qui peuvent aller du classique, au rock en passant par le jazz). Ce sont mes goûts et ma culture musicale personnelle qui prévalent, mais les élèves nous apportent aussi des chansons à écouter. Nous essayons de leur faire découvrir autre chose que ce qu’ils écoutent à la maison. » Julien, dans le même esprit, nous a parlé de la mise en place du « Projet Educatif Artistique et Culturel », qui permet « que les élèves soient confrontés à différents styles musicaux, musiciens, périodes historiques, familles d’instruments et autres durant tout leur parcours à l’école. Cela permet de s’assurer que tous les élèves développent une culture commune, et balaient le champ culturel le plus large possible. »

Paris VS le reste

Mais l’école ne peut pas tout. Les parents, pour tout un tas de raisons, non plus. Alors ces enfants, une fois l’école finie, sont un peu livrés à eux-mêmes, ils deviennent quoi ? Qui se préoccupe d’eux ? On ne parle plus seulement de goûts musicaux, on parle d’accès, de choix, de chances. Et dans ce domaine comme dans d’autres, on a semble-t-il un vrai problème. L’association reconnue d’utilité publique JM France (la vidéo ci-dessus est issue de leur chaîne YouTube), qui œuvre pour l’accès à la musique des enfants et des jeunes, pointe aussi une disparité Paris/Province. Dans les zones rurales et banlieues défavorisées « seulement 35 % des enfants de onze ans ont accès au spectacle, grâce aux sorties scolaires et (..) ce n’est au mieux qu’un tiers des enfants d’âge scolaire qui a accès à une pratique musicale en France. »

La présentation des objectifs de l’association, telle qu’elle figure sur son site internet, lance un avertissement : « Il est une autre forme d’exclusion, moins immédiatement perceptible : celle de la méconnaissance « sociale » des codes et du monde de la musique. Pour beaucoup d’enfants et de jeunes, la musique relève d’abord d’un loisir immédiat : médiatisé, dématérialisé, uniformisé et, à beaucoup d’égards, dévitalisé de toute relation directe à l’artiste et à une pratique concrète. Cela contribue à de forts malentendus sur les réels enjeux de l’éducation musicale. Malgré les formidables expériences menées par de très nombreux acteurs sur le terrain, la question de la généralisation d’un accès à la musique reste posée. Or, si l’on parle d’un enjeu quantitatif, quel est-il ? Une classe d’âge « scolaire » de plus de douze millions d’enfants et de jeunes. L’ambition doit être que ce qui est fondamental pour quelques centaines de milliers puisse aussi bénéficier aux millions d’autres. Avoir accès à la musique, c’est pouvoir la choisir. En faire l’expérience, c’est pouvoir se construire. L’urgence est là. »

Urgence, disparités, exclusion. Des mots forts. Trop ? Non. Ce qui avait commencé légèrement, quelque part dans le no man’s land entre Aya Nakamura et la Reine des Neiges, s’est transformé en constat d’inégalités qui, invariablement, se creusent. L’accès à la culture n’est pas un détail. Les enfants non plus.

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