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Playlist du mardi spéciale festival Mo’Fo’

Le festival 100% indé, 100% de chez nous à Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen) ouvrira ses portes au public les 24, 25 et 26 janvier prochain. Ah, le Mo’Fo’ et son public de passionnés. Pour cette édition 2014, on a du mal à cacher notre joie. Du coup, on a fait notre petite sélection des sept groupes à ne surtout pas manquer.

Electric Electric. Une déflagration, une transe noise qui vous colle au plafond. La première fois qu’on a filmé ce groupe, c’était aux Rockomotives en 2009 (ici) et leur venue au Baleapop nous avait foutu une terrible claque. Les membres de la terrible Colonie de Vacances (avec Pneu, Marvin et Papier Tigre) s’armeront de leurs batteries, synthés et guitares au service d’un set épileptique : voilà ce qui vous attend au Mo’Fo.

Mein Sohn William. Le fiston est Breton, de Rennes précisément. Au Mo’fo’, il présentera un truc un peu chelou : une création spéciale nommée « Machina Animalis », avec des rongeurs en chef d’orchestre. L’installation sera visible au Mo’fo’, et un concert aura lieu chaque soir pour rendre compte de cette étrange collaboration.

Son Lux. Ces derniers mois, on vous a presque autant parlé de Son Lux que d’Arcade Fire, qui sortaient tous deux leur nouvel album le même jour. Ce n’est pourtant à nos yeux pas suffisant tant « Lanterns » ne cesse de nous surprendre et de nous charmer. Aussi foutraque que minutieuse, la musique de Son Lux nous désoriente volontairement pour nous perdre puis nous embarquer dans un univers féériquement sombre. Son passage au Mo’fo’ constitue un événement justifiant à lui seul votre venue à Mains d’Oeuvres tant le New Yorkais se fait rare par chez nous (seule date française avec le Grand Mix la veille).

Orval Carlos Sibelius. Le revival psyché n’est pas l’apanage des groupes anglo-saxons. Quelques part entre Tame Impala et Jacco Gardner, Orval Carlos Sibelius a sorti en 2013 « Super Forma » un premier album étonnant de maturité. Le Parisien réussit à proposer une pop moderne mais pourtant bourrée de références au rock psyché du dernier siècle. Quelques sonorités africaines se retrouvent également dans cet album sans frontière et venu d’une autre planète.

Machi. Après nos écoutes sensuelles de la discographie des Pachanga Boys, nos shoots de radio chilienne Cómeme (zoom), on avoue qu’on était un peu en rade de chamanes. Alors, on est sortis de nos bureaux de Mains d’Oeuvres pour aller manger un bout, ne croyant plus à la joie ni à la beauté d’un soleil couchant et là « Paf ! » on est tombés sur le groupe franco-chilien Machi. Attention, vous êtes partis pour en entendre parler chez nous. Un live électronique qui vous fera danser from Paris to Santiago.

Jessica Pratt. Ou la plus belle touffe de cheveux du festival. Bon, résumer à ça la présence de la demoiselle au Mo’Fo ferait quand même un peu de peine. Alors on insistera plutôt sur ce superbe songwriting de San Fransicso et qui a su nous toucher par sa belle fragilité. « Je n’avais jamais voulu monter de label. Mais il y a quelque chose dans sa voix que je ne pouvais pas laisser passer ». Et voilà comment Tim Preseley décida de créer White Fence. Cette Jessica Pratt doit donc avoir un petit quelque chose de plus.

Cass McCombs. Quand à l’automne, Cass McCombs (photo) pond son disque intitulé « Big Wheels And Others » chez Domino Records (belle caution), il case quand même 22 chansons dessus. Autant dire que le bonhomme venu de Baltimore ne se fout pas de la gueule du monde. A la quantité s’ajoute ici une qualité qui fait plaisir à voir et entendre, avec une ampleur folk rock assez inédite emprunt d’une liberté bluffante. Le ton est même parfois psyché, comme en témoigne la vidéo de la playlist qui illustre Big Wheel.

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