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Mountain Bike : « Ça ne nous rendra pas le Congo »

On ne sait pas si vous êtes au courant mais on aime les jeux chez Sourdoreille. Alors quand on tombe sur un groupe franco-belge qui fait du garage,  qui s’habille avec des t-shirts de NBA sur scène et qui poste des photos des parties génitales d’un de leurs potes sur leur Facebook, on se dit qu’on a des clients. On a demandé à Mountain Bike comment expliquer la confection des origamis à un manchot, la passion pour Michel Sardou à un altermondialiste, le végétalisme à un torero ou encore le garage rock à un Nord-Coréen très insistant.

Comment expliquer la musique garage à un Nord-Coréen ?

Etienne : D’abord, tu lui fous une grosse pile de LSD dans la bouche. Déjà, est-ce qu’il a droit d’écouter du garage ? Non, je crois pas. On lui dira une autre fois, il reviendra. Il risque de finir en tôle. Mais si vraiment il insiste, je lui conseillerais de ne pas écouter les paroles. Ça sert à rien. Et qu’il commence par les Sonics.

Stefano : Faudrait lui dire que c’est des mecs qui font de la musique sans vraiment savoir en jouer. Avec un son 60s et de la volonté. Tu sais pas le faire mais tu le fais quand même.

Etienne : Avec aussi  beaucoup d’amour et de haine.

Kim

Comment expliquer le végétalisme à un torero ?

Etienne : Il faut lui enlever l’amour de tuer. Tuer, tuer, tuer. Moi j’aime tuer. Ou le menacer, lui dire que le jour où il se prendra une grosse corne dans les burnes, il arrêtera de bouffer de la viande. Mais je pense que c’est deux gens un peu bornés. Je serais quand même plus du côté du torero. Faut être mongole pour louper la viande. Et s’il écoute pas, bam dans le cul.

Comment expliquer la musique de Michel Sardou à un altermondialiste ?

Etienne : Par « Les lacs du Connemara ». Tu lui dis « viens mec, on va se poser en Irlande ». Mais Stefano, il est un peu Italien, il connaît pas trop Michel Sardou. Enfin, Michou.

Stefano : Ah Michele ! (accent italien)

Etienne : Déjà pour un mec de droite, il se porte bien, il est pas trop dégueu. C’est pas le pire. Attends regarde Herbert Léonard.

Stefano : Et Jean-Marie Le Pen, il dit pas que des conneries.

Etienne : T’as une expression qui dit « Ça ne nous rendra pas le Congo, tout ça ». Voilà comment on aborderait le sujet avec l’altermondialiste. On lui dirait « tu sais, Le temps béni des colonies, c’était un peu pour déconner aussi ». Bon, à l’époque ça devait pas être si drôle.

Stefano : Si, c’est drôle, si !

Comment expliquer la politesse à un type atteint du syndrome de Gilles de la Tourette ?

Etienne : Ah, j’aime bien ce syndrome. Je pense que tu peux parler poliment en disant « sale pute ».

Pierre (oui, il y a Pierre, leur ingé-son qui participe) : Si tu vouvoies, ça va.

Etienne : Vous faites chier, sale pute.

Stefano : Faut pas qu’il le dise super violemment.

Etienne : Ça me rappelle les trucs de Monsieur Manhattan : « Jamais au grand jamais s’excuser. Continuer dans la lancée. Gardez votre sens de la droiture ». Ah, « je suis colère »

Comment expliquer à un manchot de faire de beaux origamis ?

Stefano : Alors tu vois, tu prends un petit bout de papier, tu le plies et puis… Ah non.

origami

Etienne : Pas de bras, pas de chocolat.

Stefano : Faut lui expliquer calmement qu’il ne pourra jamais le faire.

Etienne : Allez vas-y, fais-toi des croûtes aux moignons.

Stefano : Oui, faut lui expliquer le concept du pliage avec autre chose que ses mains. Avec les pieds par exemple. Ils arrivent très bien à conduire avec. Et ouais, ils développent des trucs dont on n’est pas capables.

Comment expliquer les questions géopolitiques au Moyen-Orient à un enfant de 4 ans ?

Etienne : Alors, faudrait lui dire « Tu dis pas les bougnoules déjà » Tu peux commencer par Arte, moi j’aimais bien Le dessous des cartes. Mais en même temps, il comprend rien, il a 4 ans.

Comment expliquer la Belgique à un grand baron de la drogue colombien ?

Stefano : Il connaît très bien. Dis lui : « t’es à la maison ! ».

Etienne : C’est comme là bas mais ici tout est coupé. Il va faire exploser ses ventes.

Stefano : Après, on parle de Bruxelles. Mais il s’exporterait bien, niveau coke. C’est sûrement lui qui a créé la Belgique.

Etienne : C’est pour ça qu’il y a autant de diplomates en Colombie.

Comment expliquer le vinyle à un kid hyper connecté ?

Etienne : Ah, genre un Kid Paddle.

Stefano : Oui, pas un hipster, un gros geek de base.

Etienne : La discussion va donner « eh ben, il est gros ton disque dur – bah ouais, c’est une bibliothèque, connard »

Stefano : Ouais, il faudrait lui transmettre toute l’histoire du disque pour qu’il commence à aimer. Mais je pense qu’il n’en aura pas grand chose à foutre.

Etienne : J’aime bien quand tu parles d’amour. Et d’histoire. Nous c’est le premier truc qu’on a fait avec Mountain Bike, presser des vinyles.

Stefano : Des Cds là récemment. Des cassettes aussi.

Etienne : C’est un label de Paris qui a sort les cassettes, Howlin Banana. C’est FuzzTonic Tom qui fait des trucs à l’Espace B. Il avait sorti les démos en cassette, je trouve ça trop cool.

Comment expliquer le fonctionnement d’un label indé à une major ?

Etienne : Pareil mais sans sous.

Stefano : Bah il y a bien un moment où c’était des labels.

Pierre (oui, il est toujours là) : Ouais dans les années 30.

Etienne : Tu lui dis « nous on paie moins mais on garde tout ».

Stefano : Tu lui dis que c’est une passion.

Etienne : Mais non, tu lui parles même pas de passion, c’est des psychopathes.

Stefano : Bah c’est ce que je dis.

Etienne : Mais tu leur dis quoi ?

Stefano : Je leur dis que demain il va faire beau. Mais si demain il pleut, on fait comment ?

Etienne : Ok, si tu paies les putes et la coke, y’a moyen de moyenner.

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