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Laura Cahen : « Il faut un moment de calme pour réussir une composition »

Rencontre avec une jeune guitariste nancéienne qui narre de tendres histoires pop-folk.

Rencontre dans un café parisien avec Laura Cahen, une jeune guitariste et chanteuse nancéienne qui narre de tendres histoires saupoudrées de pop-folk.

Tu viens de sortir ton premier EP. Avant tu jouais dans Deux Z’elles. Dis nous en plus sur ce groupe ?

C’est un duo monté avec une copine, il y a 5 ans, quand j’étais au lycée. Il existe toujours. On fait beaucoup moins de concerts qu’avant, mais on fait encore 2-3-4 dates par an. C’est un duo guitare/contrebasse.

On retrouve désormais ton frère à la contrebasse...

Oui, mon frère fait la contrebasse dans mon projet solo. Et c’est mon autre frère, qui est ingénieur du son, qui a mixé l’EP.

Il y a une confiance familiale évidente, mais cette collaboration est davantage venue d’eux ou de toi ?

Déjà, ils sont beaucoup plus âgés que moi. J’ai 18 ans d’écart avec le plus grand et 10 ans avec celui au milieu. Je les ai toujours entendus faire de la musique depuis que je suis toute petite. Donc depuis que je fais de la musique, j’ai toujours voulu bosser avec eux. C’est mes graaaands frères (sourire). Il se trouve qu’eux aussi ont eu envie de bosser avec moi. Pas au début… Mais quand ils ont vu que ce que je faisais n’était pas trop mal (rires).

Dans le dossier de presse, tu annonces être influencée par Feist, Keren Ann ou encore Camille… As-tu déjà rencontré certaines d’entre elles ?

Non, non, c’est vraiment le début pour moi. Mais j’aimerais bien…

C’est le début de ta carrière donc tu composes « logiquement » tes titres. A terme, arriverais-tu à jouer des compositions écrites par d’autres ?

Dans l’absolu je pourrais, mais je ne vois pas trop l’intérêt. J’aime bien écrire. Co-composer, oui. D’ailleurs, ça m’arrive de le faire avec mon frère. Je pourrais laisser la compo sur un ou deux morceaux à quelqu’un d’autre, mais ça me gênerait de faire un album où je n’ai pas donné de ma personne.

Es-tu à la base du clip de Mon Loup ou as-tu laissé quelqu’un s’en occuper ?

J’avais envie de travailler avec un photographe nancéien qui s’appelle Cetrobo. J’aime vraiment beaucoup ses photos et je lui ai parlé de l’idée du clip. En fait, je lui ai proposé plusieurs morceaux. Sur Mon Loup, il m’a dit qu’il y avait possibilité de faire quelque chose de sympa. Il m’a donné quelques idées et on a construit le truc ensemble. On a confié la suite à un vidéaste, notamment le montage. Car en tant que photographe, il n’avait pas toutes les techniques vidéos. C’est donc une collaboration photographe-vidéaste-chanteuse.

Avec qui aimerais-tu faire un duo ?

Keren Ann par exemple. Mais comment tu veux que ça arrive, c’est impossible ! J’y crois pas du tout (rires). Avec Bertrand Belin aussi, j’aimerais bien faire un duo. Mais là aussi, la probabilité… Encore que, ça peut être plus simple car on s’est déjà rencontrés et on a le même éditeur. Mais j’y crois pas trop non plus (rires).

Tu évoques des références françaises. Imagine que tu puisses faire ce duo avec un artiste de dimension internationale, tu choisirais qui ?

Je suis complètement fan de Feist, c’est mon idole. Sinon, j’aurai aimé faire un duo avec Billie Holiday… Mais là, ça va être compliqué (rires).

Tes chansons ont-elles une part autobiographique ou tu racontes des histoires imaginaires ?

Je raconte pas tout sur ma vie, mais inconsciemment il y a forcément des choses qui ressortent ; une part de nous qui s’exprime. Après, je ne cherche pas à raconter des histoires mais à donner des émotions, des couleurs. Mon Loup est une chanson à part, une histoire très souriante. On y retrouve plein de jeux de mots. J’aime bien les jeux de mots, mais mes autres chansons sont plus des enchaînements de couleurs. Disons que je cherche plus la sonorité des mots.

Dans Chaque Fois, ça sent un peu l’histoire d’amour foireuse…

Oui, ça tourne toujours un peu autour de ça. C’est un peu l’histoire du chat et de la souris.

Estimes-tu écrire mieux lorsque tu es malheureuse que bien dans ta peau ?

Je pense que c’est plus facile, effectivement, quand ça ne va pas trop. Mais par exemple, Mon Loup n’a pas été écrite quand j’étais mal. Il se trouve que j’ai plus de chansons tristes que de chansons joyeuses, donc je vais te dire que c’est plus facile d’écrire quand je suis triste… En fait, je pense qu’il faut un moment de calme pour réussir une composition.

Tu vas tourner durant l’été ?

Oui, j’ai dix dates dans le Sud-Ouest et en Auvergne. Avant, je fais quelques dates en Lorraine et des festivals. Sur Paris, je devrais avoir des dates en septembre-octobre, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

Un festival te donne particulièrement envie ?

Le Printemps de Bourges. Les Francofolies aussi.

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