MENU
En lecture PARTAGER L'ARTICLE

La bande-son du mardi spéciale Danger Mouse

Focus sur l'influent producteur aux multiples casquettes.

Danger Mouse, nom de scène de Brian Burton, est un des producteurs compositeurs les plus enthousiasmants de ces cinq dernières années. Richesse des collaborations, subtil équilibre entre projets grand publics et d’autres plus intimistes, mais de qualité toujours égale, le bonhomme étonne par sa palette hyper variée. ça valait bien une petite bande-son.

Danger Mouse commence à se faire connaître en 2004 par un grand coup d’éclat. Remixant le « White Album » des Beatles et le « Black Album » de Jay-Z, il donne naissance au « Grey Album » (avouons le, le titre est pas mal trouvé). Il s’attire les foudres d’EMI, détenteur des droits des Beatles. L’album ne circule finalement que sur le net, à disposition des internautes n’ayant pas peur de surfer sur l’illégalité. Le résultat est bon, même si de meilleurs remixes à base de morceaux des Beatles sont sortis depuis.

Danger Mouse – What More Can I Say

A défaut de s’attirer les sympathies des maisons de disque, Danger Mouse va dès lors enrichir de manière considérable son carnet d’adresses. Il produit « Demon Days » de Gorillaz et, peu de temps après, The Good, The Bad and the Queen, excellents side projects de Damon Albarn.

The Good, The Bad and the Queen – Kingdom Of Doom

Une immense impression de légereté se dégage de ces morceaux et constitue la marque de fabrique de Danger Mouse producteur. Il n’a également pas peur de se frotter à des ambiances plus sombres, il produira quelques morceaux sur l’album de Sparklehorse « Dreamt for Light Years in the Belly of a Mountain ». En 2008, le succès planétaire arrive avec le génialissime Crazy de Gnarls Barkley, duo qu’il forme avec Cee-lo. Le matraquage du morceau sur les ondes a pu nous faire oublier à quel point ce tube est absolument imparable.

Gnarls Barkley – Crazy

Toujours en 2008, une annonce commence à faire son chemin. Un album se prépare avec Mark Linkous, autour d’un concept incluant David Lynch. Suite à de nouvelles embrouilles avec EMI, le projet subit des contre-temps et finit par sortir sur internet de manière peu légale. Le disque sort physiquement en 2010, quelques mois après la mort de Linkous. Une édition collector plutôt rare est accompagnée d’un bouquin de photos fait par David Lynch. Le résultat, servi par un casting de rêve (Julian Casablancas, Frank Black..), est sublime. Le morceau d’introduction de « Dark Night Of The Soul » est une invitation à rentrer dans une bulle et s’élever dans les airs. Magique…

Danger Mouse & Sparklehorse – Revenge

Citons entre autres projets Broken Bells, avec le chanteur de The Shins, et Rome avec Daniele Luppi, Jack White, et Norah Jones (« The Matador has fallen »). Enfin, et pour illustrer toute la polyvalence de notre souris, la production du groupe dont tout le monde parle en ce moment, qui a sorti le Seven Nation Army de 2011 : The Black Keys, avec Lonely Boy.

The Black Keys – Lonely Boy

Partager cet article
1 commentaire

1 commentaire

la pute 21.02.2012

Putain mais pourquoi oublie t on toujours ghetto pop life ,la base hip hop ?cet ‘album est un des meilleurs de sa decennie .

Répondre Fermer
Chargement...
Votre commentaire est en cours de modération. Merci
Une erreur est survenue lors de l'envoi de votre commentaire
Chargement...
Votre commentaire est en cours de modération
Merci
Une erreur est survenue lors de l'envoi de votre commentaire
Sourdoreille : la playlist ultime
Toutes les playlists

0:00
0:00
REVENIR
EN HAUT