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Mattiel, pur produit du terroir américain

Mattiel Brown est une graphiste vivant à Atlanta. Quand elle ne se sert pas de sa suite Adobe, elle dégaine sa guitare et sa voix pour interpréter des chansons qui respirent l’Amérique profonde et les bottes de foin qui s’envolent avec le vent. Mélangez un peu de blues, de soul, de folk, de psyché et de bluegrass et ça vous donne un premier album réussi publié chez Burger Records.

A la base, Mattiel Brown est originaire de Géorgie où elle a grandi et travaillé dans la ferme de sa mère. Un environnement rural qui lui a sans doute inspiré l’ambiance roots de ses chansons et où elle se plaisait à reprendre du Bob Dylan et du Rolling Stones à l’arrière des voitures. Mais ce cadre champêtre ne lui permettait pas de s’épanouir totalement et de vivre de sa passion pour l’art ; d’où un déménagement forcé dans la ville d’Atlanta pour se lancer une carrière dans le design en travaillant pour MailChimp. Dans cette nouvelle ville, où elle ne connaissait personne et dont la scène typiquement shoegaze ne la satisfaisait pas des masses, elle tombe sur Randy Michael et Jonah Swilley avec qui elle va s’associer pour se lancer dans la musique en collectif. C’est ainsi que Mattiel Brown devint tout simplement : Mattiel.

Sa passion pour la musique et ses compétences en graphisme sont l’occasion pour elle de mettre en scène et diriger elle-même ses clips, tout comme avec « Whites of Their Eyes » sorti il y a de ça quelques mois pour mettre en avant son premier album qui est sorti au mois de septembre.

Ce premier album a mis 9 mois à être conçu, tout comme le temps qu’il faut pour faire naître un beau bambin ; ni trop tôt, ni trop tard. Il vient juste de paraître chez Burger Records, le repère du rock sauvage des States, et c’est une succession de chansons qui fait référence aux différents visages de la culture nord-américaine. « Send it on Over » et « Cass Tech » sonnent comme des chansons tribales apaches chantées autour d’un feu de camp à la tombée de la nuit, tandis que « Baby Brother » et « Bye Bye » nous rappellent les prémices de la scène rythm’n’blues des 60’s. D’autres morceaux sont plutôt surf, d’autres plutôt soul.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un joli condensé de ce qui fait l’ADN musical de l’Amérique qui porte des bottes de cuir ; et donc un premier album plutôt bien introduit. On ne peut que vous inviter à l’écouter juste en-dessous si tout ce qui est dit plus haut suscite votre curiosité.

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