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Les Bars en Trans, nid de relève garage à la frenchy

En live, le son est crade, à la limite du supportable, les voix peinent à se faire entendre et laissent deviner des faux-chanteurs. Lancers de bières et pogos, gare à ceux qui aiment se dandiner gentiment de droite à gauche. Ces groupes sont les enfants du garage. La vingtaine et du talent, avec une énergie issue des tripes et la seule envie de prendre leur pied, voici les je-m’en-foutistes finis du nouveau rock français, puisse-t-on un jour effacer de notre mémoire la phase BB Brunes et Second Sex. Les Bars en Trans, véritables défricheurs, nous ont concocté quelques noms qui assurent paroles irréfléchies et styles capillaires négligés (non, c’est pas cliché). A retrouver un peu partout à Rennes du 1er au 3 décembre.

Johnny Mafia

La recette Johnny Mafia est simple et efficace : du fuzz à gogo, une touche de stoner et un grattage de guitares frénétique. Leurs voix effrontées entonnent gaiement des paroles yaourt dans leurs courts morceaux nerveux emplis de répétitions. On pousserait presque la comparaison à Ty Segall, l’innocence en plus. Depuis leur rencontre au lycée, ces jeunes Bourguignons enchaînent les concerts, avides du chaos qui s’offre à leurs yeux. Le moins qu’on puisse dire est que cette bande rutilante a la bougeotte et les nerfs.

Le 1er décembre au Bar’hic.

Dusty Mush

Leur son lo-fi évoque un enregistrement au Motorola à clapet (si, ça existe toujours). Batterie sautillante, onomatopées réverbérés, distorsions à vau-l’eau… Pas besoin d’un bac+5 en musicologie pour repérer l’inspiration de Thee Oh Sees. La bande de Melun fait ça si bien qu’elle n’a pas tardé à être repérée par Howlin’ Banana, label friand de jeunes talents frappés du sceau du rock’n’roll sale. En prime, Dusty Mush fait ses clips maison avec les moyens du bord et occasionnellement ceux de ses confrères parmi lesquels Kaviar Special.

Le 2 décembre à l’Artiste Assoiffé.

Travel Check

De ce garage indolent aux voix engluées sous les effets s’échappent des touches d’un doux psychédélisme. Les guitares réverbérées et les refrains entraînants nous rappellent tantôt les Black Lips tantôt les Dead Ghosts. Comme ces derniers, Travel Check pousse la désinvolture à son paroxysme. Une attitude désinvolte que l’on retrouve dans leurs clips d.i.y exécutés par leurs copains Dusty Mush. Dans « 66 $ », c’est balade en slip à la campagne, tirs de fusils sur tête de cochon et trois tonnes de ketchup sur le burger. Il semblerait que ce groupe n’ait honte de rien.

Le 2 décembre à l’Artiste Assoiffé.

The Goaties

Ils rêvent de poules caquetant autour d’eux lors de leurs concerts mais Martin, Félix et Joseph ont dû s’y résoudre : les foules juvéniles bouillantes les remplacent. Pantalon de cuir et tatouages, sur scène, ils s’agitent dans le brouillard de sueur provoqué par leurs riffs tonitruants. Punks dans l’âme, les The Goaties se permettent, sans aucune gêne, cascades de guitares psychédéliques, le français comme l’anglais et textes railleurs au possible. On peut dire que ces fils de circassiens ravivent la scène caennaise avec entrain. L’ensemble foutraque est ravageur pour les tympans, on espère que vous avez préparé vos bouchons d’oreille.

Le 1er décembre à l’Artiste Assoiffé.

Toute la programmation des Bars en Trans est à retrouver sur leur site : barsentrans.com

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