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L’interview post-apocalyptique de TH Da Freak

Rencontre post-apocalyptique avec Toineau, Julien et Sylvain, membres de TH Da Freak, un des maillons du collectif Flippin’ Freaks, après leur intense perf’ au Paris Psych Fest.

La scène underground bordelaise semble avoir littéralement explosé en 2016 avec la création du collectif gavé cool Flippin’ Freaks. Aujourd’hui, ces 15 artistes sont chacun leaders de leur projet tout en faisant partie des groupes des copains. Le collectif organise des soirées dans différentes caves de la ville, ils font jouer leurs groupes et toute la scène underground française mais aussi des groupes du Canada, de L.A., etc. Une vraie fédération. Garage, psyché, shoegaze… Bordeaux c’est un peu Seattle en 1992, l’effervescence du rock. TH Da Freak en fait partie. Les voici en interview, transposés dans un futur post-apocalyptique.

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Nous sommes dans un monde post-apocalyptique. Quelle est la musique qui règne ?

Thoineau : Moi je sais. Du heavy metal.

Qui reste ?

Julien : Iron Maiden.

Et vous non ?

Tous : Non. On n’a pas assez de balls.

Une de vos chanson parle “d’idiot”, est-ce que dans le monde post-apocalyptique vous êtes devenus smart ?

Sylvain : On est smart et on a des instincts de survie de ouf.

Thoineau : Ça dépend si c’est zombie ou pas.

C’est comme tu veux, mais vous faites quoi de smart ?

Thoineau : On se barricade dans une forteresse.

Il y a du danger.

Julien : Oui. On fait de l’agriculture aussi. On est en province, sur le bassin d’Arcachon, la côte, comme ça il y a de l’eau.

Sylvain : On fait pousser des tomates de Tchernobyl, des carottes fluorescentes.

Quelles seront vos valeurs, dans le monde post apocalyptique ?

Sylvain : Un truc qui est déjà hyper important dans le monde actuel : savoir communiquer.

Thoineau : Apprendre à écouter et à comprendre. Juste avec ça, même si il y a des cons, c’est déjà plus simple. Et après bon, un peu de bravoure et… L’amour.

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Les relations amoureuses seront plus faciles ?

Julien : Non, pas faciles du tout parce qu’il y aura des gens qui voudront nous manger. Qui voudront visiter nos cultures, les cultures du père Magotte, ce sera mon nom, en référence au Seigneur des Anneaux, pour le faire perdurer au-delà de l’apocalypse. C’est ça mon blaze, c’est cool.

Le père Magotte il fait quelle genre de musique ?

Julien : Du heavy metal à fond, et du glam un peu aussi.

Quels instruments dans ce nouveau monde ?

Thoineau : Des bouilloires, qui font un rythme quand tu les fait tourner. Des moteurs de caisses, de motos, de tondeuses. La musique du monde post-apocalyptique sera très industrielle.

Sylvain : Des machines à laver. Comme j’ai vu des supers beats de machines à laver sur internet.

Il y aura toujours des hommes et des femmes ?

Julien : Oui, il y aura aussi des Smurgles. Des mutants, moitié hommes moitié Tchernobyl.

Thoineau : Cannibales. Ils sont un peu bizarres, dotés de super-pouvoirs.

Si vous vous étiez rencontrés dans le monde post-apocalyptique, comment ça se serait passé ?

Thoineau : On serait devenus amis, parce qu’on se serait rencontrés dans un lieu qui passe du Nirvana. On aurait été attirés par la musique du groupe.

En parlant de nirvana, y aurait-il une religion dans ce monde ?

Julien : Le Dieu du rock, il perdurera.

Et dans la réalité ?

Thoineau : On va sortir un album en 2019. Freakenstein. Il parle de mon sentiment d’être freak, comme un monstre dans la vie, je ne pense pas la même chose que les autres.

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Crédits photos : Antoine Monégier du Sorbier. Vous pouvez écouter l’album The Hood sorti en février 2018 ici.

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