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Interpol – Full live – Le Rock dans tous ses états 2014

Idée reçue n. 1 : le chanteur est le leader d’un groupe. Quand Daniel Kessler, son guitariste, fonde Interpol en 1998, il le sait et ne se fait guère d’illusion : il sera à jamais l’homme de l’ombre et laissera les premières bribes de lumières à son chanteur, un certain Paul Banks.

Cette lumière, elle arrive en 2002 par la grâce d’un premier album miraculeux, « Turn On The Bright Lights », encensé par tout ce que ce foutu monde compte de journalistes rock. Urgente mais mélancolique, tendue mais suspendue, la musique hantée d’Interpol s’habille de noir, si possible en costard cravate.

Deux ans plus tard, « Antics » enfonce le fou et confirme un secret de polichinelle : les groupes de rock de cette trempe se comptent, à l’échelle de la planète, sur les doigts d’une main. Nous sommes alors en 2004 et Interpol ne sortira plus de la vie de beaucoup d’entre nous. Peu importe certains concerts timides. Peu importe un troisième album oubliable. Peu importe le départ de son charismatique bassiste, Carlos D.

Où en est Interpol, aujourd’hui ? Malgré un quatrième album particulièrement réussi, l’horloge française affiche toujours 2004, aux yeux des professionnels et du public. Définitivement, « Turn on the Bright Lights » et « Antics » sont de ces albums qui chamboulent les repères. De ceux qui qui arrêtent le temps. Quand les New-Yorkais se présentent à nous à Évreux comme l’une des têtes d’affiches de la 31ème édition du festival Le Rock Dans Tous Ses Etats, on sait pourtant qu’ils sortiront à la rentrée « El Pintor », leur cinquième album. Trois nouveaux titres seront d’ailleurs joués. Ils annoncent le meilleur. Peut-être même trouveront-ils leur place, un jour, aux côtés des cultes Evil, Obstacle N.1 ou Not Even Jail.

Mais, autant vous le dire tout de suite : vous ne verrez pas ces trois nouvelles chansons dans la vidéo ci-dessous. Mais vous verrez toutes les autres. Vous verrez à quel point elles ont gardé toute leur puissance mélodique et leur force mélancolique. Vous verrez aussi que Paul Banks ne les a peut-être jamais aussi bien incarnées et chantées. Vous verrez enfin comment son fondateur, Daniel Kessler, même s’il a choisi l’ombre voici désormais seize ans, éclaire une soirée de son immense classe.

Pour écouter un titre directement :

Say Hello to the Angels
Evil
C’mere
Hands Away
Not Even Jail
Obstacle 1
NYC
Lights
Narc
Take You on a Cruise
Slow Hands

 

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