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Humour noir, enquête, backstage : un fabuleux rockumentaire ressort de derrière les fagots

Autant la vente en ligne des sandales bananes ne nous a pas fait regretter les années 90, autant il faut avouer qu’on est parfois content de revenir en arrière (la tête en avant). Cette maxime de l’auguste empereur Tibère illustre avec perfection notre état émotif après avoir découvert le docu « Violence with benefits » (2012 pourtant) mettant en scène le groupe Narrow Terence dans une sombre affaire.

Vous pensiez vous en tirer avec une fin de décennie toute pétée sans un grand film musique de plus ? Mazette, non. Après le cinglé Spit’N’Split réalisé par Jérôme Vandewattyne dans lequel on suit le groupe The Experimental Tropic Blues Band, voici une nouvelle preuve que le docu(fiction ?) musical peut-être un objet fascinant. Et pourtant, les comparer n’aurait pas de sens.

D’ailleurs le film dont on vous parle ici est sorti il y a déjà 6 ans. Son nom est Violence with Benefits et voit le jour en 2012. Le film est centré autour d’un groupe français déjà rencontré entre nos lignes et nos vidéos : Narrow Terrence. Articles, session, mots d’amour, on lui aurait presque donné le bon Dieu sans confession si on n’avait pas vite compris que le bon Dieu n’en avait rien à secouer. Aussi bon dans le rock rugueux que les odyssées orchestrales, il est le projet des frangins Antoine et Nicolas Puaux et s’est monté dans les Bouches-du-Rhône dont ils sont originaires.

Vous n’avez jamais entendu parler de ce film ? C’est normal. A moins que vous regardiez France Inter, France Culture ou France 5 lors de sa sortie ou que vous aviez acheté l’album du même nom, la sortie autour de ce petit bijou s’est faite discrète. En réalité, le DVD (cet ancêtre de la télékinésie) accompagnait simplement ledit.

Le pitch : « En pleine tournée, le groupe de rock Narrow Terence se voit dans l’obligation d’annuler toutes ses dates. Les deux leaders du groupe, les frères Puaux sont convoqués par la 10ème chambre correctionnelle de Paris pour répondre à des faits de « violences aggravées » sur la personne d’un de leur fan. Que s’est-il passé dans cette loge? Les frères Puaux seront-il condamnés? »

La suite de la question pourrait être : les frères Puaux seront-ils condamnés ou profiteront-ils de leur peine de TIG aka les travaux d’intérêt généraux pour composer et enregistrer aux frais de la justice leur nouvel album ?

C’est sur ces bases loufoques où tout est vrai ou presque que Gabin Rivoire & Antoine Gazaniol (pour une production Enkirama) ont déroulé Violence with benefits qu’on vous conseille de voir immédiatement, quelle que soit votre activité, si pressante et douloureuse soit-elle.

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