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Huit questions au Festival Assis! Debout! Couché!

Ça bouge à Nantes, du côté des musiques aventureuses. Le Festival Assis! Debout! Couché! s’installe pour la troisième fois au Lieu Unique du 25 au 28 mars et invite Richard Pinhas, Flavien Berger, Etienne Jaumet, Thurston Moore, Grand Blanc et Christine & The Queens. On a posé quelques questions à Cyril Jollard, programmateur musique de ce lieu central de la culture nantaise et instigateur de ce format hybride de festival.

Quelle était l’idée fondatrice du festival Assis! Debout! Couché! ?

Le festival a été imaginé comme un temps particulier, dédié à l’écoute de la musique dans une position adaptée à la proposition artistique. On insiste aussi sur le côté très « choisi » de la programmation : ce n’est pas une accumulation de noms sur une affiche mais un parti pris de présenter peu d’artistes dont on va pouvoir apprécier pleinement le travail en étant installé dans la position idéale.

C’est le Lieu Unique qui porte intégralement le projet financièrement ? La ville de Nantes vous accompagne-t-elle depuis le début ?

C’est le Lieu Unique qui est le producteur unique de cet événement, soutenu à l’année par nos différents financeurs dont la ville de Nantes.

Cette idée de changements de « positions » existait-elle déjà ailleurs ? L’idée était-elle de bouger un peu les codes et le format d’un festival ?

L’idée n’était pas de « révolutionner » l’usage des concerts, les concerts couchés existent depuis les années 60, les concerts debout sont la norme et les concerts assis sont inscrits dans nos usages culturels. L’idée était de créer un format pour proposer des artistes de différentes esthétiques (musique contemporaine, musique traditionnelle, musique expérimentale ou musique actuelle) dans un même endroit , au même moment et de déclencher une invitation directement au spectateur en lui parlant de sa manière d’appréhender le temps du concert.


Etienne Jaumet – La Visite

Comment décririez-vous l’évolution entre la première et la troisième édition, au niveau de la programmation ?

On précise le projet, on affine la manière dont on présente les concerts, chaque édition est très différente puisque c’est un projet qui se ré-imagine chaque année en fonction de la proposition. Le festival grossit en taille, en nombre de spectateurs et en nombre d’artistes programmés.

Vous n’avez jamais songé à faire une soirée accroupie ?

Non, à genoux non plus, sur la tête non plus, à cloche pied non plus.

Vous avez quelques exemples d’événements similaires sur l’artistique et la forme ?

Bastien Lallemant propose des Siestes Acoustiques à Paris et à Toulouse et il y a le festival des Siestes Électroniques.


Flavien Berger – Océan Rouge

Quels sont les objectifs de développement du projet ?

Il n’y a pas d’objectifs à long terme, le festival répond à une envie que nous avions de travailler sur la position du spectateur pour expérimenter des choses et faire bouger notre manière de travailler, peut être que quand nous aurons tiré tous les enseignements de ce projet, nous aurons envie d’imaginer autre chose. Les projets sont faits pour être éphémères et pour évoluer, après ça devient des habitudes et une routine.

L’événement est assez confidentiel. Est-il une réussite au niveau de la fréquentation depuis 2013 ?

Ce n’est pas un festival destiné à croître, c’est une proposition, radicale par endroit, grand public à d’autres, qui sort du format des festivals classiques.

Si vous avez aimé l’idée super drôle d’une soirée accroupie, que vous appréciez la programmation (ci-dessous) et que vous avez trouvé cette interview intéressante, n’hésitez pas à vous rendre au festival. Les infos sur le site du Lieu Unique.

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