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Emel Mathlouthi : « Il y a beaucoup de force dans le désenchantement »

Une décennie qu’Emel Mathlouthi chamboule nos certitudes politiques et artistiques, qu’elle expose la jubilation et l’émancipation à sortir de ses multiples zones de confort. « Ensen », son deuxième album, vient de sortir. Chanté en arabe, bourré de sonorités électroniques tout autant que d’instruments traditionnels, enregistré en partie en Islande avec le producteur de Björk et Sigur Rós, ce second opus n’a pourtant rien du cliché sur le mélange des genres. Libertaire, féministe et fière de sa culture tunisienne, Emel reste une énigme pour toute personne refusant d’accepter la complexité de l’art et de la vie. Pour toutes les autres, Emel est une véritable chance. Rencontre avec cette perle sombre et rayonnante.

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Ensen semble plus difficile d’accès que ton premier album. Plus complexe.

Je ne le trouve pas difficile d’accès. Il est certainement plus réfléchi et plus mature, dans la mesure où il me définit de manière plus marquée. Il paraît que l’on passe sa vie à rechercher la plus authentique expression de soi. Je trouve ça tellement vrai et c’est ce qui, peut-être, est la plus grande consolation dans le fait de vieillir.

Es-tu allée aussi loin que tu l’espérais dans la composition de cet album ?

Autant que je pouvais. C’est sûr. J’avais beaucoup d’angoisse à l’idée de faire quelque chose qui ne soit pas assez bien, qui ne soit pas assez recherché, de ne pas arriver à réaliser quelque chose de profondément stimulant. Et, là-dessus, j’ai quand même ressenti beaucoup de satisfaction. Évidemment, si je réécoute aujourd’hui l’album, je vais trouver trente mille choses à refaire mais c’est parce qu’on évolue constamment. Et c’est tant mieux.

On a l’impression d’une ambiance plus désabusée que le premier album, qui, lui, portait la révolte mais aussi l’espoir…

Sur mon premier album je m’étais investie d’une mission : faire croire aux gens que la révolution est possible. Il y avait beaucoup d’utopie dans ma tête, il fallait y croire complètement pour que d’autres puissent y croire. Sur ce nouvel album, j’ai laissé mes amertumes et mes désillusions s’exprimer sans artifices et sans demi mesure. Je ne voulais pas maquiller tous les côtés dégueulasses d’un monde qui marche à l’envers et dans lequel des millions de gens sont étouffés, éteints par un système capitaliste sans merci, où tout est une question de pouvoir et de paraître. Cela ne veut pas dire qu’il n’y pas d’espoir : dans le désenchantement, il y a beaucoup de force et de conscience. Le pouvoir de refuser la soumission. D’ailleurs l’album s’achève sur une de mes chansons les plus aériennes et optimistes avec la possibilité d’un nouveau départ malgré tout. Avec chaque jour qui arrive et chaque soleil qui se lève.

Il n’y a pas de place pour la futilité et la facilité dans l’art. Il doit pénétrer au plus profond de nous et, pour cela, il ne peut provenir que de nos zones intérieures les plus complexes.

Tout au long de l’album, il y a cette mélancolie. On a presque l’impression que c’est une recherche et un plaisir de plonger dans ces moments les plus sombres de la vie. C’est une sorte d’exutoire ?

Que se passe-t-il physiquement lorsque l’on crée ? Je ne sais pas mais c’est sûr que ça me fait me sentir vivante. C’est un bon exutoire et la meilleure des thérapies pour tous les maux, tous les doutes. Une façon de parfaire un quotidien morose parfois. Il est capital pour moi de produire dans la mélancolie, dans l’intensité et l’urgence des sentiments alors, oui, il y a de la noirceur mais aussi l’horizon peint par toute la palette de nos états d’âme.

Est-il possible d’être inspiré et de créer une œuvre forte sans être tourmenté, sans avoir une part de souffrance en soi ?

Impossible. Il est d’ailleurs toujours très délicat de trouver un équilibre une fois que, dans sa vie, on a un quotidien plus ou moins équilibré, notamment une vie de famille. Je suis quelqu’un d’assez hyperactif et j’aime bien avoir dix mille questionnements dans ma tête, remettre sans cesse en question l’existence. Il n’y a pas de place pour la futilité et la facilite dans l’art. Il doit pénétrer au plus profond de nous et, pour cela, il ne peut provenir que de nos zones intérieures les plus complexes.

Cet album a été une intense introspection, son aboutissement a été une longue quête sinueuse et tortueuse. J’ai voulu mettre en exergue la complexité et la difficulté de réaliser une œuvre artistique. Ensuite, il y a eu la recherche d’identité, comment se situer dans tous ces vents contraires, comment développer sa personnalité et son chemin propre. Comme se réconcilier avec soi.

Tu cites des influences musicales aussi diverses que Massive Attack, Joan Baez, Rammstein, CocoRosie, Björk ou Aphex Twin. Arrives-tu à trouver un point commun à toutes ces influences ?

Oui, ce sont toutes des expériences sonores et émotionnelles extrêmement stimulantes et déroutantes. Pour moi, c’est tout ce qui vaut la peine d’être écouté, autrement je m’ennuie. J’ai besoin de musiques qui me touchent tout en tirant mes oreilles dans des directions inconnues et inattendues. L’intensité des sens est un grand point commun que me procurent ces musiques.

Et parmi toutes ces références, si tu devais en choisir une pour une collaboration ?

Rammstein, assurément.

Emel (c)Alex + Iggy - 2

« Il y a le frein de l’attente exotique à laquelle je ne corresponds pas. Je ne suis pas vraiment dans mon rôle d’arabe. »

Depuis le début de ta carrière, tu n’as cessé de vouloir créer une musique hybride, empruntant autant aux traditions orientales qu’aux sonorités électro, trip-hop et rock. Tout le monde s’accorde à louer ce mélange réussi. Mais on a l’impression que cela te freine de ne rentrer dans aucune case pour les circuits très balisés de l’industrie musicale occidentale (médias / tourneurs / festivals / salles) ?

Il faut savoir que le processus de création et l’inspiration sont une telle bénédiction que je ne me permettrai pas le luxe de les interrompre pour des logiques commerciales. Je ne me soumets à aucune contrainte. Mon seul souci, c’est d’être aussi authentique et originale que possible. C’est ma plus grande arme contre la médiocrité, la facilite et l’oubli. Cela ne m’intéresse pas d’écrire de jolies chansons, ce qui me motive, dans la vie, c’est la recherche artistique. Mais je réalise que, parce que je chante en arabe, parce qu’il y a une approche peut-être plus intellectuelle dans ma musique, je me heurte parfois à des freins de toutes sortes. Il y a le frein de l’attente exotique, ou, comme le dit mon ami, Mehdi Haddab, “l’os dans le nez”, à laquelle je ne correspond pas vraiment : je ne suis pas vraiment dans mon “rôle d’arabe”. Ce genre d’attente dresse des barrières imaginaires, crée des ségrégations musicales, comme lorsque les blacks ne devaient pas faire du rock. Quoi qu’il en soit, je préfère vraiment ne pas y penser et ne pas laisser ces considérations polluer mon innocence artistique que j’essaie de préserver plus que tout au monde.

L’album s’est construit de façon assez complexe et éclatée, aussi bien dans le temps que dans l’espace : France, Islande, Tunisie, Suède, USA. C’était voulu ?

Disons que je suis assez contente que tout ca soit fini (rires). J’avais depuis longtemps la sélection des chansons que je voulais bosser pour cet album. Je savais que la suite allait être intéressante et besogneuse mais pas que cela allait aussi être l’errance. J’ai trouvé le paysage parisien tellement pauvre en suggestions artistiques, de production et de collaborations. Je ne m’y attendais vraiment pas. Mais je ne voulais absolument pas m’avouer vaincue. Malgré les moments de désert et de solitude, je suis finalement tombée sur les bonnes personnes. À un moment, j’ai réalisé que la vraie richesse de mon travail et de mon approche était ce mélange d’inspirations de diverses personnalités. Et je ne veux désormais produire de la musique plus que comme ça. Il est stupide de croire qu’une seule personne peut prétendre englober tout le savoir nécessaire pour faire un album. En tout cas pas le mien.

En partant pour Reykjavik rencontrer ce grand inconnu de Valgeir qui commençait à m’intriguer et me fasciner, j’ai vu dans l’avion un doc sur la scène islandaise techno des années 70. Cela m’a immédiatement fait penser a ce qui passait en Tunisie depuis 2005, où des groupes comme Shorta Mechwiya ou AieThoum brouillent toutes les pistes. Après, il est toujours plus facile pour les médias de mettre un gros nom sur un projet, surtout quand on est une artiste féminine – qui plus est, une chanteuse avec cet amalgame historique des chanteuses devant être assistées). Du coup, on a le nom de Valgeir Sigurðsson qui prédomine. Cela ne m’embête pas même si, en réalité, l’album a été fait à 70% par Amine Metani et moi. Après, toutes les prod additionnelles et la collaboration avec Valgeir et Johannes Berglund donnent une certaine signature au son.

La musique électronique a aussi son lot de clichés et d’imperméabilités.

Il y a un vrai intérêt en Europe des musiques électroniques orientalisantes. Comment vois-tu cette nouvelle « mode » ? As-tu l’impression de faire partie de cette mouvance ? 

Je ne pense pas. Et je n’aime pas cette mode. Pour moi, la musique électronique a aussi son lot de clichés et d’imperméabilités. C’est pour ça que, sur cet album, ma première tentative de collaborer directement avec des producteurs électroniques n’a pas fonctionné. C’est presque écrit dans une charte invisible que la voix ne doit aucunement être un élément central dans ce milieu. Le succès d’Omar Souleyman – que je respecte beaucoup pour son parcours – est un bon exemple de cet engouement plein de clichés exotiques.

Dans le film No Land’s Song, de toutes les femmes présentes dans l’aventure, c’est toi qui va aller le plus provoquer les autorités iraniennes, faire ce qui pourra choquer et provoquer le clash. C’est notamment suite tes messages sur les réseaux sociaux que le gouvernement hésite à autoriser le concert. C’est quelque chose de naturel chez toi, ou c’est un travail pour toujours repousser les limites du politiquement correct, notamment face à des gouvernements autoritaires?

Ha ! J’ai beaucoup rougi en voyant cet épisode dans le film. À ce moment du tournage, je pensais vraiment qu’ils me faisaient marcher et que c’était une ruse du réalisateur (rires). Après la projection, je voulais presque me cacher. Mais cela me soulage de voir que ça a finalement été bien perçu de l’autre côté. Et pour te répondre, c’était totalement spontané. C’est presque une question de caractère. Et puis j’ai de qui tenir : mon papa est un être humain formidable qui m’a toujours poussé à croire en l’humanité et dans les valeurs de justice et d’égalité. J’ai dû recevoir quelques atomes sauvages de rébellion et de rejet à toute soumission.

En Tunisie, es-tu es autant étiquetée « musicienne de la révolution de 2011 » que dans le reste du monde ?

Oui et non. « Kelmti Hora » a permis au large public et à tous les Tunisiens de me découvrir. Mais au final cette chanson qui m’a fait connaître et qui a touché les gens n’est pas faite pour être un tube et n’a rien d’un format commercial. Du coup les gens ont cette attirance vers mon univers parce qu’il propose quelque chose de différent artistiquement et musicalement. Ce qui me frustre, c’est que, malgré ce statut, je n’ai pas tant de facilitées que cela pour être plus présente sur la scène tunisienne. Du coup, les gens ne connaissent pas le reste de mon travail. Cela n’empêche pas les journalistes d’être plus curieux dans leurs questions qu’en occident par exemple. Ils cherchent a découvrir mes approches artistiques et sonores, ils s’intéressent vraiment au projet dans toute sa globalité, et non pas par exotisme politique. Cela m’apporte beaucoup d’avoir cette reconnaissance.

Ta chanson « Ma Katlou Had » en hommage à Chokri Belaïd a été accueillie de façon plutôt mitigée en Tunisie. Tu arrives à comprendre pourquoi ?

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les réactions ont parfois été assez violentes. Envers cette chanson ou même envers ma personne. Je pense qu’il y a eu beaucoup de frustrations depuis la dictature et au lendemain de la révolution. Le fait d’avoir été étiquetée par les médias tunisiens puis internationaux comme la voix principale d’une nouvelle Tunisie, cela n’a pas fait que des admirateurs. Parce qu’on est un petit pays, tout devient rapidement une affaire d’Etat. On a d’ailleurs encore un long chemin à parcourir avant d’arriver à vivre ensemble en harmonie. Cette chanson contenait des accusations politiques assez directes et je pense que, pour beaucoup, cela a été un bon exutoire de diverses frustrations. Il est toujours très difficile d’être un artiste en Tunisie aujourd’hui, pas seulement en raison du manque de moyens et d’encouragements dès que l’on veut sortir des sentiers battus, on fait fasse à une étroitesse d’esprit, encore plus quand on est une femme et leader de son projet.

Dans ta jeunesse, quand tu faisais du métal, tu refusais de chanter en arabe. Aujourd’hui, cette langue semble une force, subversive, notamment pour faire passer ton discours dans de nombreux pays arabes ?

J’ai pris le parti de toujours faire les choses assez naturellement sans rien forcer. Depuis le jour où on m’a persuadé d’essayer de chanter en arabe et que l’accueil a été favorable, j’essaie de trouver ma voie en chantant mon dialecte. Ces dernières années, j’ai incorporé une chanson en français et quelques unes en anglais. Cela ravive mes premiers amours et me rappelle toutes les musiques anglophones qui m’ont influencée. Le chant en arabe reste ma ligne directrice même si je reste ouverte à différentes expérimentations. Je pense que c’est une revendication en soi : dans un monde écrasé par l’anglicisme, c’est une révolution de chanter dans une langue différente et de faire son sillon a l’international. Je porte aussi une sorte de flambeau pour ouvrir à mon tour un nouveau chemin pour les autres artistes arabes que l’industrie arabe actuelle n’accueille pas dans son système de « pop stars ».

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« Je pense qu’il faut foutre la paix à la femme, sans la juger ni la contraindre. »

Est-ce que parfois, tu en as marre qu’on te colle l’étiquette d’égérie de la révolution tunisienne ?

Clairement. Cette année « Kelmti Horra » fêtera ses 10 ans. Ce sera toujours la chanson de la consécration. Mais au bout d’un moment il faut que les médias occidentaux arrêtent de nous stéréotyper. C’est dommage d’en arriver à presque regretter d’avoir une conscience et des opinions tellement les médias sautent sur le scoop plus que sur le travail lui-même. Je suis chanteuse et musicienne avant tout et j’ai juste envie de me sentir égale aux autres musiciens européens ou américains qui intéressent pour le son qu’ils font, et uniquement pour cela.

Si tu ne devais garder qu’un combat, j’ai l’impression que ce serait la liberté. Penses-tu un jour te sentir totalement libre ?

Je ne pense pas qu’on puisse se sentir totalement libre. Peut-être que dans la peau d’un homme, cette vision serait plus plausible (rires). En attendant il y a tellement de barrières (sociales, familiales, professionnelles) que le chemin est long. Je me battrai toujours pour ma liberté artistique, c’est ce qui compte le plus pour moi. Car ce sera ça mon unique empreinte dans cette vie.

On a une image de toi comme la femme moderne du monde arabe, la femme émancipée. En même temps, dans tes concerts dans les pays arabes, de nombreuses femmes portent le voile et connaissent pourtant tes paroles sur le bout des lèvres. Cela va à contre-courant d’une vision occidentale du féminisme, qui y voit souvent les traditions musulmanes comme incompatibles, notamment sur le port du voile.

Ha ! Cela m’amuse d’entendre ça. Je pense qu’il faut foutre la paix à la femme, sans la forcer à ceci ou l’obliger à cela. Sans la juger ni la contraindre. Je ne suis pas une partisane du port du voile mais je respecte les femmes qui le font par spiritualité, par foi. Qui suis-je pour les juger ? Ce que j’aime justement dans mon public, c’est qu’il est divers, de milieux et d’univers différents et cela me réconforte dans ma vision de mon travail et du monde. La musique est la pour nous sauver de la haine et de l’ignorance, pour nous rappeler qu’au delà de nos choix de vie, nous ressentons les mêmes émotions et nous éprouvons la même fragilité.

Tu vis désormais aux USA. J’imagine que l’arrivée de Trump a été vécu comme quelque chose de très violent. Mais certains artistes adeptes de la radicalité et de la provocation estiment que c’est justement dans des contextes politiques d’obscurantisme et d’oppression que l’art le plus beau et le plus inspiré peut émerger. C’était le discours de Marylin Manson au moment de l’élection de Bush par exemple. Est-ce une position que tu pourrais partager ?

Complètement. Et si Marylin Manson le dit, c’est encore plus vrai ! Sérieusement : vraiment, par moments, souvent même, les gens semblent oublier à quel point nous avons besoin de l’art et de la culture pour rester cohérents. C’est par temps de crise que l’on réalise que la seule chance de s’en sortir, c’est de se réfugier dans l’innocence et la pureté d’un art vrai qui peut parler a tous en abolissant toutes les différences.

Que gardes-tu de tes années passées en France ?

La France continue d’être un endroit important pour moi, c’est un peu la maison, chez moi, quoi. Cela ne se décrit pas facilement tellement c’est dense et complexe. Je n’aime du coup pas en parler au passé. Je ne serais pas qui je suis sans mes années a la Cité des arts dans le Marais, mes années de médiathèque et cinémathèque au forum des images, le quai de Seine et quai de Loire, mes amis, mes rencontres, mes amours, mes moments plus sombres, mes moments solitaires pleins de tergiversations diverses. C’est autant dans mon cœur que Tunis.

Ton parcours a toujours été bien accepté dans ta famille ?

Pas du tout. Mon parcours s’est fait dans l’obscurité et le secret jusqu’en 2006 où ma famille m’a vu pour la première fois. D’ailleurs, je ne sais pas trop ce qu’ils en ont en pensé. Je pense qu’ils n’ont pas vraiment été d’accord avec mes propos. Ma mère était très inquiète de mes positions. Puis, pendant plusieurs années, ils n’ont pas forcement saisi a quel point j’étais déterminée à vivre de ma musique et que je ne ferai rien d’autre dans la vie. Tout cela s’est bien évidemment détendu avec l’arrivée de la révolution et mon exposition médiatique. Aujourd’hui ils sont assez fiers.

Quel est le plus beau compliment artistique qu’on t’aie jamais fait ?

Je pense que c’est Jay Leno. Il n’avait jamais écouté de la musique chantée en arabe auparavant. Il m’a dit que ce que j’avais en moi au milieu de toute la médiocrité musicale ambiante était tout ce qu’il y avait de vrai, d’unique et de rare. C’était un peu la classe ! (rires)

CONCERT : Nous avons pu filmer Emel durant son concert à Paris le 15 avril prochain, pour la release party de ce nouvel album.

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