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Comprendre l’esprit tourmenté de Vince Staples

Après le tournage éreintant d’un clip à la finesse aussi présente que les vêtements de ses demoiselles, Vince Staples veut des vacances. Grâce à un chauffeur de taxi un poil démoniaque, le Californien se retrouve dans un hôtel mi-chic mi-glauque où l’on y croise des fans en délire, Kurt Cobain, 2Pac, ou Amy Winehouse entre autres, qu’on ne pourrait pas dire en très grandes formes. Tout ça accompagné des morceaux de son nouvel EP, Prima Donna. Voilà pour le pitch.

Avec Nabil Elderkin derrière la caméra, aucun doute sur la qualité du vidéogramme. Pour faits d’armes, le réalisateur était déjà passé par Kanye West, Bon Iver, Frank Ocean et toute une pléiade d’artistes du même acabit. Le résultat est là : plans de cam, décors, costumes, lumières et acteurs, tout déboîte. Plus qu’un exercice de style, ce court-métrage peut se voir comme une critique du « star system » à l’américaine dans laquelle Vince Staples se sent pris au piège, brillamment imaginée et mise en image : le clip de rap cliché, l’hôtel qu’on pourrait assimiler à l’industrie musicale, la célébrité posthume… On ne vous en fera pas une lecture analytique, mais la symbolique semble partout. Et elle fait peur à voir.

À travers ces 10 minutes tout pile de déambulations dans la tête du rappeur, on y entend des bribes des sept titres que compte Prima Donna. Côté musique, on retrouve No. ID et DJ Dahi à la production, James Blake aussi avec la casquette de songwriter (qui au passage, laisse les rênes du remix de son « Timeless » à Vince), ou A$AP Rocky en featuring. C’est beau, c’est bien fait, et ça mérite de prendre son temps pour le regarder.

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