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B:ON AIR de Marseille : focus sur le collectif Mawimbi

Tout au long de l’année, vous voyez ce symbole de masque et son sourire rieur, limite narquois. Il apparaît ici où là sur vos fils d’actualités. Puis vous voyez ce mot sur quelques line-ups, celui du B:ON AIR en l’occurence. En petits ou gros caractères, lisibles ou non, ces lettres sont là et vous ne savez toujours pas ce qui se trame derrière. Vous tentez, fébrilement, de le prononcer. « Mawimbi. » Tiens, ça sonne bien. Mais c’est quoi, au juste ?

C’est qui, d’abord. À l’origine, c’est l’histoire de cinq gars à la vingtaine frisonnante, l’un de Paris, les autres de province. En 2013, suite à un projet étudiant de festival fictif, l’idée commence à germer dans les têtes, arrosée par de nombreux apéros, on l’imagine. L’association loi 1901 se crée pour promouvoir des artistes à travers des soirées organisées en toute légalité. Particularité : les sons sont issus de la culture musicale africaine, explicitement liée à la culture électronique. Dénichés à travers un digging fait de recommandations et de déambulations numériques hasardeuses, les musiciens programmés sont pour les nommés Africaine 808, Loâzo, Mr Raoul K, jusqu’à Acid Arab ou Umeme Afrorave plus récemment. Si ça ne vous dit rien, c’est tant mieux, votre éducation est entre de bonnes mains.

En parallèle, Paris les fait jouer : Gaîté Lyrique, 75021, Wanderlust, Djoon, Concrete… Même quand ils ne mixent pas ensemble, ils représentent Mawimbi. Plus qu’une bande de potes, c’est une histoire de famille. Sinon, ils s’appellent SSCK (« Shellshock »), Alt, L’Enfant Loup et Pouvoir Magique, un duo. De soirées en soirées, le collectif monte et passe des warm-up à un headliner, tout en lorgnant petit à petit sur la province. Ils grimpent, jusqu’à jouer au Weather, aux Solidays ou aux Nuits sonores, établir des créations en lien avec le Quai Branly ou l’Institut du Monde Arabe, ou obtenir un cocktail à leur nom. La machine est lancée.

Une grande partie des artistes programmés ont aussi leur place sur les compilations du collectif, car Mawimbi devient un label en 2015. À ce jour, cinq sorties, dont deux en physique s’il vous plaît. C’était l’un des objectifs phares. Mission accomplie, donc. Pour eux, ce n’est pas un effet de mode mais un vrai désir de partage de la musique afro-électronique. Ce qui les conduira à animer une émission de radio sur Rinse FM et un groupe Facebook qui compte aujourd’hui 3443 membres.

Si vous êtes à Marseille début juin, bingo, vous allez en avoir pour votre argent. Samedi 4 et dimanche 5, ils seront sur trois scènes du festival Le B:ON AIR. Pas de don d’ubiquité, mais sous trois formes différentes : un set le samedi sur le Toit-Terrasse pour le crew Mawimbi, un autre le dimanche soir pour Pouvoir Magique au Cabaret Aléatoire, et une création avec DJ Oil pour faire danser les minots, la Mawimboum. Des marathoniens en devenir.

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