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Black Indians, Mardi Gras, résistance à l’oppression : un documentaire sur la fière Nouvelle-Orléans

Le 31 octobre 2018 sort le documentaire musical « Black Indians », un film qui raconte une histoire passée sous silence des manuels d’histoire, une de plus dans l’Histoire du peuple noir. À La Nouvelle-Orléans, on se plonge dans une tradition qui lie descendants de natifs amérindiens et d’esclaves noirs, présents sur le sol américain bien avant ce bon vieil escroc de Christophe Colomb.

Depuis 150 ans, à La Nouvelle-Orléans, Noirs et natifs Amérindiens partagent une tradition commune. Cette rareté culturelle, fêtée tous les ans pour Mardi Gras, est préparée toute l’année. Et, si l’on connaît la capitale de la Louisiane pour son carnaval, ce sont pourtant les Black Indians qui rythment l’une des plus anciennes coutumes du Sud, bien avant le jazz.

Black Indians raconte une histoire passée sous silence que seuls quelques documents et une fiction HBO (Treme, David Simon, 2010 – 2013) ont pu mettre sur le devant de la scène. Pourtant, comme vous l’imaginez bien, la série télé américaine sur les luttes musicales et politiques post-ouragan Katrina n’ont évidemment pas rattrapé plus d’un siècle de révisionnisme de l’histoire noire et amérindienne.

Black Indians 2

L’histoire est la suivante : deux peuples opprimés, liés par nécessité et fraternité, célèbrent, parés des plus beaux costumes qu’on n’ait vus de mémoire, la liberté, la terre, les esprits, les femmes et les hommes, les ancêtres, les vivants et les morts, la musique et la transe. Ce sont deux cultures qui se sont réunies, par le sang, la musique, la beauté et l’amour. Et qui aujourd’hui n’en forment plus qu’une.

« Nous sommes le peuple de la transe. Nous parlons à l’Esprit. L’Esprit descend en nous. Ce lieu est notre église, les arbres, le ciel, le souffle de l’air, la terre, les fleurs. Quand nous dansons, nos pieds parlent aux oreilles de la Terre-Mère »

 

Dans Black Indians, la réalisatrice Jo Béranger suit une partie des quarante tribus qui font perdurer la tradition, leurs Big Chiefs et leurs Big Queens, de la conception des costumes de plumes et de perles au carnaval de Mardi Gras, anciennement interdit aux Afro-Américains. Le fil rouge : la Nation Washitaw et son Big Chief David Montana. La force de ce film pourrait être d’être cloué à son sujet. Les paroles sont appuyées, fortes, énoncées, et s’insinuent en vous – que vous en compreniez toutes les subtilités et références ou non. Elles libèrent comme la parole, elles soulagent comme un cri, elles détendent comme la danse. Si les médecines amérindiennes ne faisaient pas la différence entre le corps et l’esprit, à l’image du Medicine Man (l’un des personnages du film), les danses et les chants des Black Indians libèrent de l’oppression, d’où qu’elle vienne, quelle qu’en soit la forme, et ses membres ont le chic de traduire leur transe en poésie.

Vous en voulez vraiment plus ? Rendez-vous le 31 octobre et en attendant sur la page Facebook de Lardux films, la société de production du film, ici.

Black Indians 3

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